12 août – Géographie


Chapitre 1 : La Suède

Nouvelle heure de cours, nouvelle matière, nouvelle occasion d’en apprendre davantage sur le Cul ! Pour cette heure, rangez vos antiques cartes de France parce qu’on va parler de nos voisins (et arrête d’embêter la tienne, Philippe) et leurs façons d’aborder notre cher ami le Cul.

Aujourd’hui, la Suède est mise à l’honneur. Véritable pionnière de l’éducation sexuelle, c’est un peu la Capucine du premier rang des pays ouverts sur le Cul.


L’éducation sexuelle

Petit point histoire et comparaison (parce qu’on adore se comparer à tout va). La Suède est le premier pays à rendre obligatoire l’éducation sexuelle à l’école dès 1955 contrairement en France où l’éducation sexuelle née en 1973 sous forme facultative et très basique (moyens de contraception et maladies vénériennes).

film éducatif sans tabou de la Direction Nationale de l’Enseignement scolaire

Enseignée à partir de l’âge de 7 ans, l’éducation sexuelle est abordée premièrement de façon biologique puis au cours des années scolaires, elle porte sur la réflexion autour du comportement (harcèlement, expression des sentiments, genres) pour finalement être intégrée à des matières plus générales telles que l’Histoire. Un peu comme la Classe du Q, en fait.


Le livre sur le “zizi” (ça te fait rire ce mot, Timéo ?) écrit par Dan Höjer en 2004 tu apprends entre autre qu’il existe autant de formes et de tailles différentes de zouzou qu’il y a de films de Fast & Furious (trop) comme… l’hymen (bravo, Ludmila, tu as bien écouté le cours précédent). Au delà d’apprendre qu’il existe des festivals de testicules, Dan Höjer aborde le côté culturel du zouzou à travers l’Histoire.

Il existe également la version nenette où tu pourras apprendre également si les femmes peuvent entrer en érection ou non et que la nenette possède 842 noms différents en suédois. Dan Höjer aborde aussi le sujet de la masturbation et ses bienfaits, la menstruation, des schémas complets et précis (enfin !) des organes génitaux féminins (la nenette, oui Bastien).


Et quoi de mieux que clore cette partie par un petit morceau de musique. Ce clip suédois Snoppen Och Snippan (zizi et zézette) avec des zouzous à moustache (elle poussera la tienne, promis Ruben) ou à chapeau provient de l’émission suédoise Bacillakuten, diffusée sur SVT Barnkanalen (Gulli en mieux). Son but ? apprendre à nos chères têtes blondes à reconnaître et accepter leur corps dès l’enfance. La version anglaise pour les bilingues.


Le cinéma

En même temps que l’éducation sexuelle naissait à l’école, le cinéma suédois osait montrer ses premiers tétons de jeunes adolescents mineurs et non mariés. De quoi faire en frissonner certains.

Un été avec Monika, de Ingmar Bergman

Dans les années 60, le film vu par près d’un huitième de la population de la Suède (ça fait beaucoup dans le langage des maths) est un film sur l’éducation sexuelle (oui encore…) : Power of Love de Inge Ivarsson. A coups de scènes non simulées et de gros plans sur une masturbation féminine, ce film a pour but de donner des conseils (intervenants sexologues) et d’en apprendre toujours un peu plus sur le Cul sans tabou (c’est toujours pas la salade…).


La peinture

Anders Zorn (1860-1920, peintre, photographe, sculpteur suédois) c’est un gars aux intentions plutôt cools : l’art moderne en harmonie avec la nature, le bien-être et l’épanouissement de soi. Il s’interroge sur la condition de la femme (place de mère, d’épouse) mais aussi à son émancipation. La jeune femme libre et indépendante (oui, brandis ton poing haut et fort Clémentine !).

Au cours de son travail, Zorn vise davantage à contrer la critique puritaine (les coincés du Cul, Enzo) en montrant ses sujets féminins nus de face sans éluder la nenette du modèle (ci-contre Reflet, 1889, huile sur toile).

Les tableaux de couple, de famille traditionnelle, ça ne l’intéresse pas. Zorn représente une femme célibataire (A l’air, 1888, huile sur toile, en bas à gauche) et une fille-mère émancipée (Une première, 1888, en bras à droite).



Le métro de Stockholm expose depuis 60 ans des oeuvres d’art pour égayer ses usagers mais cette fois-ci, le choix des oeuvres exposées est contesté. Pourquoi ? certains dessins de Liv Strömquist (auteure suédoise de bandes dessinées satiriques et féministes) représentent des femmes ayant leurs règles (quelle infamie). Tous en noir et blanc à l’exception d’un rouge sang qui tâche les culottes de jeunes filles (un peu comme la Liste de Schindler mais en plus léger) et dont une oeuvre reprend ironiquement la chanson de Bob Dylan It’s Alright (I’m only bleeding) (haha).


C’en est enfin fini pour ce premier cours de Géographie, j’espère que vous avez bien pris des notes pour le Brevet du Cul de fin d’année et en attendant, continuez à parler de Cul à tout va !

Maîtresse Malou Wolfgang.